Le Ministre délégué aux Collectivités Territoriales était l’invité de l’émission Place Publique du samedi 7 janvier sur France 3 Auvergne. Bien que se défendant d’être en campagne, il a lourdement insisté sur le manque de dynamisme de Clermont et sur les carences de la ville dans son rôle de capitale régionale forte.

Il a aussi voulu montrer ses actions pour l’Auvergne et son envie de se retrousser les manches pour inverser le déclin. Enfin il stigmatisé les 10 décennies de pouvoir de la gauche clermontoise : “Au bout de 60 ans on est en panne sêche, plus d’idées, plus d’énergie, on est accroché comme des moules sur le rocher et on continue, rien ne change, rien ne bouge, et c’est comme ça que l’on recule !“.

Et quand Jean-Paul Vincent lui demande ce qui pourrait le dissuader de se présenter à la mairie de Clermont en 2008, Brice Hortefeux est très clair :

Si j’avais le sentiment que Clermont redressait la pente, que Clermont devenait compétitive, que Clermont pouvait rivaliser avec les villes de taille comparable, que Clermont pouvait investir ce qu’elle ne peut absolument plus. La situation de la ville de Clermont est telle qu’elle ne peut plus acheter un boulon sans recourir à l’emprunt. Si tout ça n’était pas vrai il n’y aurait pas besoin de s’engager.

A plus de 25 mois des électons, à droite comme à gauche, et bien qu’ils s’en défendent, la campagne est bien dans la tête de tous.