Petit extrait d’un portrait de Libération sur Brice Hortefeux :

Mais voilà, l’imprévisible Sarkozy a appris à bonne école qu’on ne faisait pas de cadeau à un ami de trente ans. Et collé Hortefeux au ministère de l’Immigration, de l’Identité nationale, de l’Intégration et du Codéveloppement. Comment démarrer enfin une carrière politique autonome avec un boulet pareil ? Pour un garçon qui rêve de piquer la mairie de Clermont-Ferrand à une gauche implantée là depuis soixante ans,ce poste à faible teneur humaniste n’est pas la meilleure entrée en matière. Depuis une quinzaine d’années, Brice Hortefeux prend racine dans l’Auvergne, d’où vient sa mère. Ce n’est pas simple : Giscard lui-même a chuté sur la mairie de Clermont et s’est fait éjecter il y a trois ans de la région. Comment se bâtir une image potable quand, en quatre mois, se sont succédé polémiques, tests ADN et faits divers tragiques ? Sur les deux affaires de sans-papiers qui se sont défenestrés, un adolescent russe et une femme chinoise, Hortefeux parle de «désinformation», parce que la femme n’était pas visée par la police qui débarqua chez elle ce jour-là. «Quant au jeune Ivan cet été, j’ai immédiatement accordé un titre de séjour à ses parents pour l’accompagner pendant toute sa convalescence», plaide-t-il.

J’ai mis le passage en gras car il pose une vraie question à mon sens. L’image actuelle d’Hortefeux va-t-elle le gêner s’il se présente aux élections ? Clermont-Ferrand, dont l’image n’est déjà pas terrible, peut-elle se permettre d’être associée à lui vu sa fonction au gouvernement ? Qu’en pensez-bous ?